Instabilité électrique, le panneau solaire à Fokoué

Instabilité du système électrique à Fokoué

Madame le Maire trouve une alternative idoine! Désormais, les coupures de fourniture en électricité ne plongeront plus les populations dans l’épaisse obscurité à laquelle elles sont habituées.

         Ce jeudi 20 octobre de l’an de réalisations 2017 marque le dernier virage qui conduit directement à la mise en œuvre de ce fameux projet d’éclairage à base des panneaux solaires annoncé par Madame le Maire il y a de cela deux ans et dont beaucoup ont cru à une simple démagogie politique, or les équipes travaillaient en coulisse. Toutes les quantités ont déjà été callées, calculées et redimensionnées à la taille du financement disponible. Le marché aussi est lancé et avant le début effectif des travaux, une commission technique a fait une descente de mise au point ce jour dans quelques sites et points du projet. Elle était conduite par Madame le Maire, ZAMDJIO Paule Adrienne Epse DEMENOU et composée de Etienne Saint-Sernin, Assistant Technique pour le compte de l’AIMF; Georges DONGMO, ingénieur de conception en Energies Renouvelables et Technicien Projet ENERBA-BANGANGTE, Jourlieu NONO Guy Chassant, Technicien Projet ENERFO-Fokoué. L’équipe a eu à apprécier à juste titre le niveau de l’état de besoins.

         A Fomopéa et Fotomena où la commission est passée, les populations n’ont pas tari d’éloge à l’endroit de Madame le Maire et de ses partenaires. A la fin d’une si longue journée de travail, l’expert de l’AIMF s’est dit satisfait de son opération et a émis le vœu de travailler avec le Maire pour le bien-être des communautés. La séance d’échanges s’est achevée par une remise d’un cadeau-surprise par Madame le Maire à son hôte Etienne Saint-Sernin.

          Pour la petite histoire, c’est en marge de la réunion de la Fondation « Énergies pour l’Afrique », le 17 avril 2015, que l’AIMF a organisé une réunion avec les maires élues locales du Cameroun, membres du Réseau des Femmes Elues Locales du Cameroun (REFELA-CAM). Ce réseau a une existence juridique et réuni des femmes maires en provenance de l’ensemble des 10 régions du Cameroun. A cette occasion, une série de documents de projets ou de devis des différentes villes dans le domaine de l’électrification durable ont été remis à l’AIMF, et donc ceux de la Commune de Fokoué, confirmant ainsi que le souci de l’électrification revêt une importance cruciale pour la sécurité et le développement des territoires même déclarés les plus reculés. Sur ces entrefaites, L’ADEME a donc été sollicité par l’AIMF pour participer au projet via une demande de subvention bilatérale et c’est donc elle qui va a piloter et financer la mission de cadrage technique qui a permis de valider les principaux axes du programme technique. Aussi, la Fondation Veolia, déjà partenaire de la commune de Bangangté et de l’AIMF dans le cadre du projet MODEAB, a accepté d’accompagner le programme.

        Comment se présente le programme alors ? Il est intitulé « Femmes et énergie durable : Appui au Réseau des Femmes Maires du Cameroun (Phase 1) ». Il vise à conjuguer un renforcement du réseau des femmes élues locales du Cameroun avec la mise en œuvre d’actions pilotes sur l’énergie durable dans la région de l’Ouest du Cameroun. A travers cette démarche « réseau », les cas-pilotes déjà lancés et concernent les Communes de Fokoué et Bangangté. Dans ce cadre,  des sessions de formation pour le renforcement des services techniques et la maîtrise d’ouvrages communaux seront conduites à l’attention des équipes communales membres du REFELA-CAM. Dans les deux villes de Fokoué et Bangangté, les projets pilotes sont structurés de la même manière et basés sur trois composantes: Composante éclairage public, Composante alimentation électrique des structures publiques et Renforcement de la maitrise d’ouvrage communale.

         Pour le management du Programme, un comité de pilotage, Composé d’un représentant de chacune des parties impliquées, assure le suivi de l’évolution de la mise en œuvre du programme. Il se réuni au minimum une fois par an en France ou au Cameroun et les décisions sont prises à l’unanimité. Un comité conjoint de suivi, Co-présidé par Mme la Présidente du REFELA CAM, Mme la Maire de Bangangté et Mme la Maire de Fokoué, se réunit chaque 6 mois, mais peut être consulté en cas de besoins. C’est ce comité qui constate les activités réalisées, valide la programmation de l’année suivante et apporte les éventuels ajustements. Une coordination du programme, basée au siège du REFELA Cam, assure la coordination journalière. Elle est constituée d’un coordinateur du programme, chef de projet; d’un assistant technique en mission d’appui ponctuel qui travaille en concertation avec le chef de projet et des techniciens des deux villes-pilotes. Le coût total du projet est de 740 000 Euros (soient AIMF : 300 000 €; Fondation Véolia 150 000 € ; Villes concernées  150 000 € et ADEME 140 000 € - sollicités). Aussi convient-il de signaler que Le REFELA-CAM, représentée par sa Présidente, Mme Ketcha Courtès, Maire de la Commune de Bangangté, est le maître d’ouvrage de l’opération et les deux villes bénéficiaires cofinancent le projet via le soutien du FEICOM.

 Par Belmondo Timo.

 

 

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