Le Sous-préfet vous présente son arrondissement


Pour vous permettre de vous faire une idée sur l’état général de l’Arrondissement de Fokoué, le Sous-préfet se propose de vous présenter sommairement l’unité administrative placée sous son autorité à travers les cinq rubriques suivantes : évolution historique et repères géographiques (I) ; organisation administrative (II) ; physionomie économique et sociale (III) ; situation politique (IV) et religions (V).

I-    EVOLUTION HISTORIQUE ET REPERES GEOGRAPHIQUES
Créé par Décret n° 60/276 du 31 décembre 1960, le District de Fokoué est érigé en Arrondissement du même nom en 1981 (Décret n° 81/448 du 04 Novembre 1981).
Partie intégrante du Département de la Menoua, cette Unité s’étend sur une superficie de 162 km2 et une population estimée à 30.000 habitants composés de bamiléké, ethnie autochtone et d’une petite colonie de Bororos éleveurs nomades de plus en plus sédentarisés.
Situé à 1 529 mètres d’altitude au-dessus du niveau de la mer, à 50° de latitude Nord et 10° de latitude Est, l’Arrondissement de Fokoué partage les limites naturelles avec :
-    Au Sud, les arrondissements de Kékem et de Santchou ;
-    Au Nord, l’Arrondissement de Penka-Michel ;
-    A l’Est, l’Arrondissement de Bandja ;
-    A l’Ouest, les Arrondissements de Dschang et de Nkong-Ni.
Le relief est fait en majeure partie de montagnes, le mont Néyan étant le sommet le plus élevé (2000 m d’altitude).
Essentiellement herbacée sur les hauteurs, la végétation est composée d’essences plantés que sont l’eucalyptus, le pin et le cyprès peuplant les zones d’habitation et de cultures. Le sol est latéritique et inculte dans la partie nord du territoire, argileux et fertile au Sud, notamment dans la plaine de Bandoum-Ndoundé.
II-    ORGANISATION ADMINISTRATIVE
L’Arrondissement de Fokoué fait partie des six arrondissements qui constituent le Département de la Menoua dans la région de l’Ouest. Il comporte tous les services publics requis au niveau d’un arrondissement par l’Administration Camerounaise à l’exception du commissariat spécial.
En outre, organisé en collectivités territoriales traditionnelles, l’Arrondissement de Fokoué compte cinq groupements équivalents aux chefferies de 2ème degré. Il s’agit des Groupements : Fokoué, Fomopéa, Fotomena, Fontsa-Touala et Bamegwou. On n’en dénombre aussi vingt (20) villages correspondant aux chefferies de 3ème degré. Il règne un climat d’harmonie entre les autorités administratives et les autorités traditionnelles ainsi qu’entre ces dernières et leurs administrés.
En tant qu’auxiliaires de l’Administration, les Chefs traditionnels sont d’un loyalisme sans faille, et en tant que gardiens de la tradition, ils veillent au grain sur la préservation et la promotion des valeurs traditionnelles et culturelles saines.

III-    PHYSIONOMIE ECONOMIQUE ET SOCIALE
A-     Aspect économique
L’économie de l’Arrondissement de Fokoué est essentiellement basée sur l’agriculture qui emploie 98% de la population. L’activité agricole se déploie dans deux secteurs : le secteur de cultures pérennes occupé par le café et le secteur de cultures vivrières caractérisé par une grande diversification. Les principaux produits vivriers sont : la pomme de terre, le maïs, le haricot, la patate, la tomate, le chou, l’arachide.
Bien que de plus en plus présent, l’élevage demeure peu développé. Le cheptel comprend les bovins élevés par la communauté Bororos, mais aussi les porcins et les caprins issus de la production domestique, toutes origines sociales confondues.
L’économie comprend également un secteur commercial embryonnaire fait de vente de produits alimentaires et manufacturés au détail par quelques rares tenanciers de boutiques. Son essor reste confronté aux difficultés liées à l’enclavement de Fokoué.
Enfin, il convient de signaler l’existence d’une activité de transport qui pour l’essentiel, s’exerce sur l’axe routier Fokoué-Dschang, avec une forte tendance à la clandestinité.
B-    Aspect social
1-    L’Education de base et les Enseignements Secondaires : deux ordres d’enseignement fonctionnent dans l’Arrondissement de Fokoué auxquels vient se greffer la formation professionnelle.
a)    L’enseignement maternel, primaire et secondaire : il est constitué de :
-    Sept (07) écoles maternelles (Fokoué, Bamegwou, Fotomena, Fontsa-Touala, Meka, Touffam et Bandoum) ;
-    Seize (16) écoles publiques ;
-    Une (01) école primaire protestante ;
-    Trois (03) écoles catholiques (Fokoué, Fotomena, Fomopéa)
-    Deux (02) Lycées d’enseignement général (Fokoué et Fontsa-Touala)
-    Un (01) Lycée d’enseignement technique (Fotomena)
-    Un (01) CETIC (Fokoué)
-    Un (01) C.E.S (Fomopéa)
b)    La formation professionnelle
Elle est représentée ici par la SAR/SM de Fokoué qui regorge aujourd’hui  treize (13) enseignants formés pour un effectif d’une cinquantaine d’apprenants.
A cette structure, il faut ajouter le Centre Multifonctionnel de la Promotion de la Jeunesse de Fokoué qui est fonctionnel depuis deux ans malgré l’absence d’équipements adéquats.
D’une manière générale, ces établissements scolaires connaissent de sérieux problèmes d’enseignants formés et se contentent des vacataires recrutés par les APEE. Néanmoins, ce problème de personnel est atténué au niveau de l’Education de Base depuis le lancement du processus de contractualisation des instituteurs formés.
2-    La santé
La couverture sanitaire est assurée à travers quatre (04) formations hospitalières publiques à savoir :
-    Le Centre Médical d’Arrondissement de Fokoué ;
-    Le Centre de Santé Intégré de Fomopéa ;
-     Le Centre de Santé Intégré de Fontsa-Touala ;
-     Le Centre de Santé Intégré de Fotomena;
A ces structures publiques, il faut ajouter le centre de santé privé « LA COLOMBE » dont les performances ne sont pas négligeables.
Le taux de fréquentation de ces centres reste relativement faible, les raisons principales étant l’incapacité de la plupart des citoyens à faire face au coût des soins médicaux d’une part, d’autre part, l’influence encore vivace des charlatans sur les populations.

  IV : SITUATION POLITIQUE
La situation politique est marquée par la diversité d’opinions dont la présence sur la scène locale de plusieurs parts politiques est la principale illustration. Sont ainsi enregistrées :
-    Le RDPC, majoritaire et bien implanté, il est la première force politique de l’Arrondissement de Fokoué. Il contrôle la totalité des sièges au conseil municipal de la Commune de Fokoué. Cette dernière ayant à sa tête depuis octobre 2013 Madame ZAMDJIO Adrienne Paule, Epouse DEMENOU TAPAMO. Depuis 2007, la section RDPC Menoua Sud-est coiffe tous les organes de base de cette formation politique. Le député à l’Assemblée Nationale de cette circonscription électorale, Honorable YOUWO Bernard, est aussi issu de ce parti.
-    Le SDF, principal parti d’opposition, il est surtout présent au centre urbain de Fokoué où l’on retrouve la plupart de ses militants. Il souffre d’une perte de crédibilité observée chez ses responsables locaux.
-    L’UPC, très discret, il recrute surtout au sein de la génération des années antérieures à l’indépendance du pays, motivée par la légende de la lutte armée de libération nationale soutenue par ce parti.
-    L’UNDP, quasi inexistant, il se manifeste essentiellement à l’occasion des fêtes officielles et des échéances électorales.
-    Deux autres partis viennent de s’implanter depuis 2011 : le PADDEC et L’UMS avec très peu de militants.

 V : LES RELIGIONS
Les religions chrétiennes sont pratiquement les seules en vue dans l’Arrondissement de Fokoué, l’Islam reste très marginal pour ne pas dire effacé. Dans l’ordre d’importance on peut citer :
-    L’Eglise catholique : présente dans tous les groupements à travers les postes d’évangélisation, et deux paroisses à Fokoué et Fomopéa à la tête desquelles se trouvent des prêtres-curés ;
-    L’Eglise Evangélique du Cameroun (EEC) est présente dans tous les groupements sous la responsabilité de deux Délégués pastoraux et deux évangélistes.
-    L’Eglise du Plein Evangile est également présente à Fokoué depuis plus de dix (10) ans sous l’animation d’un Pasteur.
Ces religions mènent leurs activités dans le respect des lois et règlements de la République, la collaboration entre les ministres de cultes et l’autorité administrative est bonne.

CONCLUSION
En somme, l’Arrondissement de Fokoué regorge beaucoup d’atouts et de potentialités qui, bien exploités, peuvent provoquer son décollage économique et son émergence. Cependant, il faudrait davantage travailler à lever certaines contraintes telles que l’enclavement, la lutte de positionnement entre les élites extérieures, les querelles politiciennes et autres. Au demeurant tous les besoins, tous les enjeux, défis et perspectives de développement sont bien identifiés et répertoriés par ordre de priorité dans le Plan Communal de Développement (PCD) qui existe dans ce site et que je vous invite à  lire attentivement. Merci de vous associer à nous, pour qu’ensemble nous puissions développer l’Arrondissement de Fokoué.

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